Le tour des prés : une course au pied du Plateau de Retord

Le tour des prés : une course au pied du Plateau de Retord

Le tour des prés : un challenge accessible

Le dimanche 22 mars 2026 j’ai participé au « Trail de la Michaille » à Valserhône. Cette manifestation est organisée par l’association locale « Run Valserine ». Il y a 3 courses pour les adultes ainsi qu’une marche à pieds (et des courses pour enfants). J’ai choisi la course de 12 kilomètres, le Tour des prés, car je ne me sentais pas de faire plus ! Le trail de la Michaille proposant des parcours allant de 22 à 32 kilomètres sur les hauteurs du Plateau de Retord. Le « Tour des près » lui reste sur les contreforts du plateau.
Je vais vous raconter en quelques phrases cette aventure. Car pour moi c’est une aventure ! En effet, cela fait très longtemps que je n’avais pas fait de course de « running ». La dernière date d’il y a environ 16 ou 17 ans et c’était en Bretagne ! Donc cette course était un vrai défi personnel.

L’importance de l’entraînement !

Pour une course sereine

Je fais un peu de sport mais du running de manière très peu fréquente. J’avais donc décidé de faire un repérage le dimanche précédent, ce qui m’a permis de bien comprendre le terrain mais aussi de prendre des photos ! (car je savais que le jour J dans le feu de l’action ce serait compliqué…).
Le jour J était malheureusement frais et maussade, mais ça n’a entamé en rien ma motivation de faire mieux que le dimanche précédent, donc je visais 1h30 environ de course.
Après avoir récupéré mon dossard puis réalisé un échauffement de quelques minutes sur la voie piétons/cycles à proximité de la salle polyvalente des Etournelles, j’ai rejoins le sas de départ (espace précédant la ligne de départ). Le temps de vérifier une ou deux choses dont mes lacets et le départ est donné, un peu plus d’une minute avant l’heure prévue. Autant dire que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer !

Une aventure humaine et collective

ENtraîde et persevérence

Hop je déclenche ma montre au passage de la ligne et c’est parti !
Le départ commence par une descente sur environ 1 km, j’en profite pour doubler sans forcer quelques personnes (je me dis que c’est mieux pour la suite d’avoir un peu d’avance). Ensuite on remonte vers le centre-bourg de Châtillon par un chemin piétonnier bien connu des locaux, entre les haies et les champs. C’est très beau, à deux pas de la ville, mais par contre côté physique je n’arrive déjà plus à reprendre mon souffle et je ne rattrape plus personne, je me fais même dépasser !

Ensuite, nous abordons la première et principale ascension d’environ 300 mètres de dénivelé positif (écart d’altitude entre le haut et le bas et non pas le nombre de mètres total montés, qui est parfois supérieur selon la topographie de l’ascension). Juste avant le début de la montée je vois que les autres participants marchent, ça me rassure et me mets aussi à marcher. Il faut dire que la déclivité est importante à cet endroit-là. L’essentiel des participants vont marcher (marche rapide) durant cette assez longue ascension. En effet, les replats ou les pentes peu élevées sont quasi inexistants. Et oui, on est sur une course presque trail, on est en montagne, ça monte !! 

On est au début dans une ruelle puis on enchaine différents sentiers de montagne sur les pentes du Plateau de Retord. On a peu l’occasion de contempler le paysage, puisqu’on est concentré sur le chemin pour bien positionner ses pieds et éviter les cailloux, les flaques ou la boue. Pour vous décrire rapidement le paysage, nous sommes dans une belle forêt mêlant chênes et sapins. Globalement le positionnement de chacun se stabilise, même si certains prennent une pause parfois, parce que, même en marchant, le cœur et les muscles sont mis à rude épreuve ! C’est la partie qui m’a été la plus difficile et où j’ai essayé de m’accrocher au maximum, notamment en essayant de suivre certaines personnes. C’est tout l’avantage d’une course par rapport à un entrainement seul : la stimulation collective

Puis, après une montée très raide, nous passons sur un sentier presque plat et arrivons au ravitaillement. Juste avant j’entends de la musique sur une enceinte avant de voir deux bénévoles me demander ce que je veux boire. Je n’ai pas précisé mais je n’ai pas de camel-back (ou sac à dos à boisson en français ) alors qu’au moins la moitié des participants en ont un. Les deux bénévoles sont très souriants et ça fait du bien après cette ascension très difficile. Après avoir reçu de l’eau dans mon gobelet pliable prêté par Erik, collègue et membre de l’association organisatrice (que je remercie beaucoup), j’entame la descente assez prudemment (je tente de conserver un peu d’eau pour en boire en petite quantité sur plusieurs minutes). Nous sommes toujours sur un sentier, toujours dans la forêt même si quelques vues vers le massif du Crêt d’eau ou le « Domaine Pré Jeantet » sont possibles. Une fois le gobelet bu, je le replie puis j’essaie d’accélérer, à la fois pour ne pas perdre plus de temps mais aussi essayer de suivre certaines personnes ou groupes que j’ai pu « croiser » depuis le début de la course. Ensuite nous remontons avant de redescendre puis d’entamer la dernière montée qui permet d’arriver au point le plus haut de la course vers 800 mètres d’altitude. Durant cette partie c’est toujours aussi dur et je me retrouve seul, les personnes que je suivais s’éloignant car je n’arrive pas à aller plus vite sur les quelques parties de plat ou de descente (ni de montée bien entendu).

Ravitaillement et vue du le Jura

Le dépassement de soi

Ensuite on entame la descente d’abord sur un sentier puis quelques centaines de mètres sur la route (merci aux bénévoles qui font ralentir/arrêter les voitures) avant de prendre le sentier qui nous mène à Ardon, section durant laquelle je remonte quelques personnes plus prudentes que moi dans la descente (le terrain était mouillé, boueux et pierreux je précise). Je vois passer à toute allure une participante avant le passage au hameau d’Ardon, je me dis que je peux aussi accélérer (je n’en ai plus les forces mais c’est plutôt l’orgueil qui parle). Arrivés à Ardon nous entrons sur la route pour le dernier kilomètre tout en descente vers la salle polyvalente. Je n’ai plus d’énergie donc je n’utilise plus que la déclivité pour avancer. Je vois au loin des participants, donc je suis seul mais préfère ne pas lâcher le rythme vu que je souhaite faire le meilleur temps possible. Arrivé juste au carrefour avant la salle, je vois subrepticement ma femme et mes filles sur le côté de la route et m’encourager, ça fait grandement plaisir même si je n’en peux plus. Je finis les 200 derniers mètres avant de franchir la ligne d’arrivée en 1h26, ce qui est mieux que mon objectif. Je suis donc satisfait ! Je retrouve ensuite ma famille et reprends mon souffle avant de me rendre au ravitaillement situé dans la salle. 

Après avoir repris des forces, assisté aux remises de récompense des courses, fait le tour des stands des partenaires (nutrition, coach sportif, kiné, opticienne) et discuté avec différentes connaissances, je quitte le site, avec déjà, l’envie de reprendre un dossard l’an prochain. Quelle aventure !

Le conseil ambassadeur

Avant de se lancer sur un trail :

  • Connaître ses limites et choisir une course adaptée à son niveau.
  • Penser à s’échauffer.
  • Bien s’équiper.
  • Respecter son environnement.
  • Être à l’écoute de son corps.

Matthieu, ambassadeur Terre Valserhône a testé pour vous, 

le 22 mars 2026

Portrait Matthieu

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